Forced Entertainment Tim Etchells
The Thrill of It All
6 – 9 octobreoct.
The Thrill of It All
Conception, Forced Entertainment
Mise en scène, Tim Etchells
Décors, Richard Lowdon
Lumière, Nigel Edwards
Musique, son, John Avery
Conseil chorégraphie, Kate McIntosh
Assistant mise en scène, Hester Chillingworth
Directeurs de production, Ray Rennie, Francis Stevenson
Avec Thomas Conway, Amit Hadari, Phil Hayes, Jerry Killick, Richard Lowdon, Claire Marshall, Cathy Naden, Terry O’Connor, John Rowley
Coproduction Kunstenfestivaldesarts (Bruxelles) ; Hebbel am Ufer (Berlin) ; PACT Zollverein (Essen) ; Théâtre Garonne (Toulouse) ;
Les Spectacles vivants – Centre Pompidou ; Festival d’Automne à Paris
Forced Entertainment : Robin Arthur, Tim Etchells (directeur artistique), Richard Lowdon, Claire Marshall, Cathy Naden and Terry O’Connor
Équipe administrative : Eileen Evans,
Gareth James, Sarah Cockburn, Natalie Simpson
Forced Entertainment est financé par Arts Council England et Sheffield City Council.
Divertissement forcé. Le nom de cette compagnie anglaise – qui depuis vingt ans explore les ressorts de la machinerie théâtrale – annonce la couleur : un mélange de folie contrôlée et d’investigation minutieuse, sondant avec une ironie ravageuse les codes de la représentation et de la société marchande. Après des travaux minimalistes comme le paradoxal Spectacular, ils reviennent à une forme de groupe : un « Bloody mess » – joyeux bordel qui s’attaque cette fois-ci à deux principes fondateurs du spectacle : le mouvement et la voix.
Suite à plusieurs collaborations avec des chorégraphes ou danseurs comme Meg Stuart ou Fumiyo Ikeda, Tim Etchells, le directeur de Forced Entertainment, poursuit l’expérience, en injectant le mouvement comme un virus dans la mécanique du théâtre. Le groupe de neuf interprètes fait surgir des danses en pièce, des bribes d’histoires et de chansons, passées au mixeur d’une dépense sauvage. Au sein de ce carnaval généralisé, aucun rouage n’est laissé intact : la voix est soumise à des distorsions, des échos, des variations de ton qui accentuent la parodie, tout en révélant l’illusion qui la fonde. Cette série de travestissements cherche à faire tomber les masques, à faire jaillir un événement : provoquer le montage subjectif des lecteurs-spectateurs devant les fragments de réalité qui leur sont présentés. Entre la rigueur d’une partition conceptuelle et l’énergie d’une comédie musicale, The Thrill of it All joue sur les deux sens du thrill : l’excitation et le frisson d’angoisse – l’inquiétant revers de la société du spectacle.
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